Arrêt de la 2G et de la 3G : votre alarme professionnelle va-t-elle encore transmettre ?
Si votre alarme transmet par un module 2G, elle ne prévient plus personne une fois le réseau de son opérateur arrêté : le 20 octobre 2026 à Paris chez Orange, le 15 novembre chez SFR, d’ici le 15 décembre chez Bouygues Telecom. La détection et la sirène continuent de fonctionner ; c’est l’alerte à distance qui disparaît. Un module 4G ou une voie internet règle la question.
L’échéance est connue depuis longtemps, mais elle tombe maintenant. En Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne, l’Essonne et la Seine-et-Marne, la 2G d’Orange est déjà coupée depuis le 6 octobre. Un transmetteur qui l’utilisait n’a peut-être rien envoyé depuis, sans qu’aucun voyant ne le signale. Si vos locaux sont reliés à un centre, la question touche directement le raccordement de vos locaux à un centre de télésurveillance : c’est par cette voie que l’alarme part.
Quand la 2G et la 3G s’arrêtent-elles en Île-de-France ?
Chaque opérateur ferme son propre réseau, à son rythme. Le calendrier ci-dessous reprend les dates publiées au 14 octobre 2026 par l’Arcep (fiche mise à jour le 10 septembre 2026) et par les opérateurs. L’Arcep précise qu’il peut encore évoluer selon leurs annonces.
| Réseau de la carte SIM | Fin de la 2G en Île-de-France | Fin de la 3G |
|---|---|---|
| Orange | 6 octobre 2026 : Seine-et-Marne (77), Essonne (91), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94). 20 octobre 2026 : Paris (75), Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92), Val-d’Oise (95) | 2028 |
| Free Mobile | Pas de réseau 2G en propre : même calendrier qu’Orange | Non encore annoncée |
| SFR | Arrêt prévu le 15 novembre 2026 | Fin 2028 |
| Bouygues Telecom | Généralisation du 1er au 15 décembre 2026 sur toute la France métropolitaine | Fin 2029 |
La date qui compte est celle du réseau sur lequel s’accroche la carte SIM du transmetteur, pas celle de votre téléphone. Certaines cartes pour objets connectés passent d’un réseau à l’autre : le module 2G tient alors jusqu’à la fermeture du dernier réseau 2G accessible, mi-décembre au plus tard. Quant à la 3G, elle ne donne qu’un sursis de deux à trois ans : remplacer aujourd’hui un module 2G par un module 3G revient à refaire l’opération en 2028 ou 2029.
L’ampleur du sujet se mesure. À fin juin 2026, l’Arcep comptait encore 2,01 millions de cartes SIM d’objets connectés fonctionnant uniquement en 2G ou en 3G/2G, soit 7,7 % de ce parc. Les systèmes d’alarme connectés et de télésurveillance figurent parmi les exemples qu’elle cite.
Qu’est-ce qui cesse de fonctionner, exactement ?
Une alarme est une chaîne : les détecteurs signalent à la centrale, la centrale décide, le transmetteur fait sortir l’information, le réseau la porte jusqu’à son destinataire (votre téléphone, l’application, un centre de télésurveillance). La fin de la 2G ne coupe que le maillon réseau, et seulement pour la voie mobile.
| Continue de fonctionner | S’arrête si la seule voie est un module 2G |
|---|---|
| Détection d’intrusion, autoprotection, sirène intérieure et extérieure | Message d’alarme vers le centre de télésurveillance |
| Mise en service et arrêt au clavier ou au badge sur place | Appels vocaux et SMS vers les numéros enregistrés |
| Journal d’événements de la centrale | Notifications de l’application et pilotage à distance passant par le réseau mobile |
| Transmission par internet, si une voie IP existe et fonctionne | Test cyclique envoyé au centre par la voie mobile |
Le piège tient dans la dernière ligne. Si le centre surveille le test cyclique, ce message de vie envoyé à intervalle régulier, son absence déclenche une alerte de défaut et quelqu’un vous appelle. Si personne ne le surveille, ou si l’alarme envoie seulement des SMS à votre téléphone, rien ne prévient : la sirène sonnera la nuit d’une intrusion, et personne ne sera averti.
Si l’alerte de vos locaux part vers un centre, nous vérifions sur place par quelle voie elle sort et ce qu’elle deviendra après la coupure, avant de toucher au raccordement de votre alarme au centre de télésurveillance.
Comment savoir si votre alarme dépend de la 2G ?
N’ouvrez pas le coffret de la centrale : l’autoprotection déclenche l’alarme à l’ouverture, et le centre risque de traiter l’événement comme une intrusion. Les réponses se trouvent d’abord dans les papiers et dans les journaux.
La carte SIM ne suffit pas : c’est le module qui compte
On lit souvent qu’il suffit de changer de carte SIM. C’est faux. Une carte 4G glissée dans un module 2G ne le fait pas émettre en 4G : le module ne sait parler que la 2G. Ce qui fixe le réseau, c’est le composant radio du transmetteur, qu’il soit intégré à la centrale, enfiché sur une carte d’extension ou logé dans un boîtier séparé.
Lire la référence du module
Elle figure sur le devis ou la facture d’installation, dans le dossier remis à la réception, ou dans le menu de la centrale accessible à l’installateur. Rapprochée de la fiche technique du fabricant, elle donne les réseaux pris en charge. GSM ou GPRS seuls signalent un module 2G ; UMTS ou HSPA, un module 3G, souvent capable de redescendre en 2G ; LTE, Cat-1 ou LTE-M, un module 4G.
Vérifier qu’une voie internet existe, et qu’elle est surveillée
Un câble réseau entre la centrale et la box, ou un module IP déclaré au contrat, indique une seconde voie. Une box changée ou un câble débranché pendant des travaux suffit à la couper.
Demander l’historique au centre de télésurveillance
Le centre sait par quelle voie arrivent vos tests cycliques et à quelle date il a reçu le dernier. Pour un site en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne, un test cyclique absent depuis le 6 octobre est un indice fort. La méthode pour essayer chaque voie sans déclencher d’intervention est décrite dans notre guide pour tester réellement son alarme.
La vérification tient en six questions, à poser dans l’ordre :
- Quelle est la référence exacte du transmetteur ou du module de communication ?
- Sur quels réseaux émet-il, d’après la fiche technique : 2G, 3G ou 4G ?
- Quel opérateur porte la carte SIM, et qui en est titulaire : vous, l’installateur ou le télésurveilleur ?
- Existe-t-il une voie internet, et a-t-elle été essayée depuis le dernier changement de box ?
- La perte d’une seule voie est-elle signalée, et à qui ?
- Quand le centre a-t-il reçu le dernier test cyclique, et par quelle voie ?

Votre système a deux voies : êtes-vous à l’abri ?
Une alarme qui transmet par internet et par la 2G continuera d’envoyer ses alertes par internet. Elle perd pourtant sa voie de secours, celle qui prenait le relais en cas de coupure de la box, de panne du fournisseur d’accès ou de câble sectionné. Si le système ne signale que la perte des deux voies à la fois, vous fonctionnerez sur une seule voie pendant des mois sans le savoir.
Un intrus qui coupe la ligne avant d’entrer exploite cette faiblesse. Notre guide sur le brouillage d’une alarme professionnelle détaille pourquoi la redondance ne vaut que si la perte de chaque voie est signalée.
Quelles options pour continuer à transmettre ?
Le choix dépend de ce que la centrale accepte. Aucune réponse ne vaut pour toutes les marques ni pour toutes les générations d’un même fabricant.
| Option | Quand elle convient | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Remplacer le module 2G par un module 4G de la même gamme | Le fabricant propose encore un module compatible avec la centrale en place | Version logicielle de la centrale, code installateur disponible, nouvelle programmation de la transmission |
| Ajouter un transmetteur 4G externe | La centrale n’a plus de module compatible mais peut piloter un transmetteur par contacts ou par bus | Le centre doit recevoir des informations aussi détaillées qu’avant, zone par zone, et pas seulement « alarme » |
| Passer en internet et 4G, chaque voie surveillée | Le local dispose d’un accès internet fiable et la centrale accepte une carte IP | Alimentation secourue de la box et du transmetteur, signalement de la perte d’une seule voie |
| Remplacer la centrale | Plus aucun module 4G n’existe pour elle, ou elle est trop ancienne pour en accepter un | Détecteurs réutilisables ou non, reprise de la programmation et des zones |
Deux contrôles s’ajoutent pour la 4G. Le signal se mesure à l’endroit exact du module : une réserve en sous-sol capte parfois mal. Si le transmetteur appelle ou envoie des SMS, vérifiez qu’il gère la voix en 4G (VoLTE) : l’Arcep signale, pour les téléphones, qu’un appareil 4G sans cette fonction peut ne plus passer d’appels ni certains SMS après la fermeture de la 2G et de la 3G. Pour un système posé par une autre entreprise, voir notre page sur la reprise d’une installation existante.
Qui doit payer et organiser le remplacement ?
Aucune règle générale ne répond. Tout dépend de qui possède le matériel et de ce que disent vos contrats, qu’il faut relire avec trois questions en tête.
- Le matériel vous appartient-il ? Si vous l’avez acheté, la mise à niveau vous revient le plus souvent, sauf engagement écrit contraire de l’installateur ou du mainteneur.
- Est-il loué ou mis à disposition par un télésurveilleur ? Cherchez dans le contrat qui supporte l’évolution du matériel imposée par un changement de réseau.
- Qui est titulaire de la carte SIM ? Si c’est le télésurveilleur ou l’installateur, c’est à lui qu’il faut demander sur quel réseau elle s’accroche, et par écrit.
Un contrat de maintenance couvre l’entretien et les pannes, pas forcément le remplacement d’un composant rendu inutilisable par la fermeture d’un réseau : relisez ses exclusions avec notre guide sur le contrat de maintenance d’alarme. Pour une installation neuve, le devis doit nommer le réseau du module et le titulaire de la carte SIM (voir le contenu d’un devis d’alarme).
L’avis de l’équipe Secureo
Sur une installation ancienne, nous regardons d’abord la date du dernier test cyclique reçu, avant même la référence du module : elle dit si le problème existe déjà. Nous déconseillons ensuite le module 3G proposé en stock comme solution de dépannage. Il cessera d’émettre en 2028 ou 2029 et tout sera à refaire. Quand une centrale n’accepte plus que des modules 3G, c’est souvent le signe qu’elle arrive en fin de parcours et qu’il vaut mieux chiffrer son remplacement.
Quels autres équipements du site dépendent du réseau mobile ?
L’Arcep cite d’autres équipements de bâtiment encore reliés à la 2G ou à la 3G. Faites-en le tour :
- les interphones et visiophones qui appellent un téléphone par le réseau mobile, fréquents sur les portails ;
- la téléalarme de l’ascenseur, qui relève du propriétaire de l’immeuble ou du syndic et de son ascensoriste ;
- les alarmes techniques par SMS : chambre froide, coupure de courant, inondation d’un local technique ;
- les dispositifs d’appel pour travailleur isolé, à voir avec leur fournisseur.
Chacun a son module et son fournisseur : mettre l’alarme à niveau ne règle pas les autres. Si votre interphone ne joint déjà plus personne, notre fiche mon interphone ne fonctionne plus aide à distinguer une coupure de réseau d’une panne.
Questions fréquentes sur la fin de la 2G et les alarmes
Quand s’arrête la 2G ?
En Île-de-France, la 2G d’Orange (et donc de Free Mobile) s’arrête le 6 octobre 2026 dans le 77, le 91, le 93 et le 94, le 20 octobre dans le 75, le 78, le 92 et le 95. SFR suit le 15 novembre 2026, Bouygues Telecom entre le 1er et le 15 décembre.
Quel type de carte SIM pour une alarme GSM ?
Une carte prévue pour les objets connectés (carte M2M) ou un forfait qui accepte les données et, si le transmetteur appelle ou envoie des SMS, la voix et les SMS. La carte ne règle rien seule : c’est le module du transmetteur qui doit fonctionner en 4G.
Mon alarme de marque X est-elle concernée par la fin de la 2G ?
La marque ne répond pas à la question. Un même fabricant a vendu des modules 2G, 3G et 4G pour la même centrale. Seule la référence exacte du module ou du transmetteur, rapprochée de sa fiche technique, dit sur quel réseau il émet.
Alarme 2G ou 4G : que choisir aujourd’hui ?
La 4G, et de préférence avec une seconde voie par internet. Un module 2G n’a plus de réseau en France métropolitaine après mi-décembre 2026, et un module 3G n’a qu’un sursis jusqu’en 2028 ou 2029 selon l’opérateur.
Que deviennent les alarmes et transmetteurs 2G après l’arrêt du réseau ?
Ils détectent et font sonner la sirène, mais n’envoient plus rien par la voie mobile. Le module se remplace par un module 4G, ou un transmetteur 4G externe prend le relais, avec si possible une voie internet.
Votre alarme transmet-elle encore après la coupure de la 2G ? Appelez-nous avec la référence de la centrale, ou faites relever le transmetteur de vos locaux : nous identifions le module, le réseau sur lequel il émet et l’état de la voie de secours, puis nous proposons la mise à niveau qui convient. Si un centre de télésurveillance est raccordé, la surveillance reste assurée par son opérateur, sous contrat distinct. Audit gratuit et sans engagement à Paris et en Île-de-France, en lien avec la télésurveillance de votre entreprise. Par téléphone au 01 48 45 17 71.
Information générale, à jour au 15 octobre 2026. Les dates de fermeture sont celles publiées par l’Arcep et les opérateurs au 14 octobre 2026 ; elles peuvent évoluer. Cet article ne remplace pas la lecture de vos contrats d’installation, de location ou de télésurveillance. Sources : Arcep, fiche « Fermeture des réseaux mobiles 2G et 3G », mise à jour le 10 septembre 2026 ; Arcep, observatoire des cartes SIM 2G et 3G, chiffres à fin juin 2026 publiés le 24 septembre 2026 ; Orange, calendrier de fin de la 2G et de la 3G, consulté le 14 octobre 2026 ; SFR Business, page « Arrêt 2G et 3G en France », consultée le 14 octobre 2026.
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