Télésurveillance, vidéosurveillance, levée de doute : les différences

Un équipement, un service à distance, une procédure : trois choses.

Par Secureo Publié le Mis à jour le Relu par l’équipe Secureo

La vidéosurveillance est un équipement : des caméras, un enregistreur, un accès aux images. La télésurveillance est un service : un centre spécialisé reçoit les alarmes d’un site et applique une consigne convenue. La levée de doute est une procédure : vérifier, avant toute suite, si l’événement est réel. On peut avoir de la vidéosurveillance sans télésurveillance, et une télésurveillance dont la levée de doute est audio plutôt que vidéo.

Coffret mural ouvert abritant un transmetteur de télésurveillance et son module de communication
Un centre de télésurveillance est une organisation humaine permanente. C’est ce qui le distingue d’un simple accès distant aux images.

Trois mots, trois objets différents

La vidéosurveillance désigne un équipement installé sur un site : des caméras, un enregistreur, un stockage, et un moyen de consulter les images. Elle produit des images ; elle ne produit aucune décision. Sa valeur dépend de la qualité des scènes cadrées et de la facilité à retrouver une séquence le jour où elle sert.

La télésurveillance désigne un service : un centre spécialisé reçoit les informations transmises par votre système d’alarme et applique la consigne écrite dans le contrat. C’est une organisation permanente, avec des opérateurs et des procédures, et non un équipement posé sur le site. Le détail des raccordements et du rôle de Secureo dans ce montage figure sur notre page télésurveillance d’entreprise.

La levée de doute désigne une procédure : établir, avant d’engager une suite, si un déclenchement correspond à un événement réel. Elle peut s’appuyer sur des images, sur un échange audio avec le site, sur un appel à une personne désignée, ou sur une combinaison. Elle appartient à la télésurveillance, mais elle peut s’appuyer sur la vidéosurveillance.

Qui fait quoi, et sur quel contrat

Répartition des rôles entre l’installateur et l’opérateur de télésurveillance. Ce tableau décrit la répartition contractuelle des rôles ; il ne décrit aucune offre commerciale.
CritèreVidéosurveillanceTélésurveillanceLevée de doute
NatureUn équipement installé sur siteUn service assuré à distanceUne procédure de vérification
Ce que cela produitDes images enregistrées et consultablesLe traitement d’un événement selon une consigneUne qualification : réel ou non
Qui l’assureL’installateur conçoit, pose et maintientUn opérateur spécialisé, activité réglementéeL’opérateur, avec les moyens prévus au contrat
Le contratFourniture et pose, puis maintenanceContrat distinct, avec l’opérateurDécrit dans le contrat de télésurveillance
Sans l’autreParfaitement possiblePossible sans caméra : levée de doute audio ou par appelSans objet en dehors d’un service à distance

Secureo installe et raccorde le système ; l’exploitation relève d’un opérateur spécialisé, sous contrat distinct. Cette séparation change qui répond de quoi lorsqu’un événement survient.

Schéma des six étapes de la levée de doute, du déclenchement du détecteur jusqu’à l’intervention ou la clôture de l’événement
La levée de doute est une suite d’étapes, pas un bouton. Chacune peut échouer et doit être prévue au contrat.

La levée de doute, cœur du malentendu

Le malentendu naît au même endroit. Un exploitant équipé de caméras pense que quelqu’un les regarde. Ce n’est vrai que s’il a souscrit un service qui le prévoit, et seulement dans les conditions décrites par ce service : les caméras seules n’ont pas de spectateur.

À l’inverse, un exploitant en télésurveillance croit parfois que la levée de doute est forcément vidéo. Elle ne l’est que si les caméras sont raccordées au transmetteur, correctement cadrées sur les zones qui déclenchent, et exploitables de nuit. Une caméra qui ne voit pas la zone du détecteur ne lève aucun doute.

C’est le point de conception à ne pas négliger : la vidéo doit couvrir les scènes que les détecteurs surveillent, sinon les deux systèmes coexistent sans se parler.

Qui a le droit d’exercer quoi

La surveillance à distance des biens est une activité privée de sécurité au sens du livre VI du code de la sécurité intérieure. Elle est réglementée, soumise à autorisation et au contrôle du CNAPS. L’installation de matériel de sécurité électronique n’en fait pas partie : c’est une activité de travaux d’installation.

La conséquence pratique est simple : un installateur ne peut pas exercer la télésurveillance, même s’il installe le système qui l’alimente. Quand un devis d’installation mentionne une télésurveillance, il y a nécessairement un tiers, et vous devez pouvoir lire ce second contrat.

Par ailleurs, dès qu’un système enregistre des images ou trace des passages nominatifs, il constitue un traitement de données personnelles au sens du RGPD, quel que soit l’acteur qui l’exploite. La conformité porte sur l’usage que vous en faites, pas sur le matériel.

Les conséquences concrètes du choix pour vous

  • Sans service à distance, un déclenchement nocturne vous appelle, vous, ou personne.
  • Avec un service à distance, la qualité de la consigne écrite compte autant que le matériel : qui est appelé, dans quel ordre, et que fait-on si personne ne répond.
  • La vidéo change la nature de la levée de doute, mais seulement si les caméras couvrent les zones de détection.
  • Deux contrats signifient deux interlocuteurs : identifiez avant la mise en service qui vous répond en cas de défaut de transmission.
  • Ajouter des caméras à un système existant est un projet distinct de la souscription d’un service : les deux ne se négocient pas au même endroit.

Les deux malentendus symétriques

« J’ai la vidéosurveillance, donc je suis surveillé. » Cette phrase prépare une déception au premier incident. Un enregistreur remplit sa fonction : il conserve des images. Il ne prévient personne, il n’appelle personne, et il ne fait aucune différence entre un chat et une intrusion.

La réciproque circule aussi : « la télésurveillance, ça veut dire que quelqu’un regarde mes caméras en permanence ». Un centre fonctionne autrement : le traitement est déclenché par un événement transmis, non par un visionnage continu, lequel poserait d’ailleurs, en présence de salariés, un problème de droit du travail.

Questions fréquentes sur le choix entre télésurveillance et vidéosurveillance

Peut-on avoir une levée de doute sans caméra ?

Oui. Une levée de doute peut reposer sur un échange audio avec le site, sur l’appel d’une personne désignée dans la consigne, ou sur la corrélation de plusieurs détections. La vidéo apporte une qualification plus rapide et moins ambiguë, mais elle n’est pas la seule voie possible.

La télésurveillance est-elle incluse quand on installe une alarme ?

Non. C’est une prestation distincte, assurée par un opérateur spécialisé, qui fait l’objet de son propre contrat. Une installation peut être conçue pour être raccordable sans qu’aucun service ne soit souscrit ; le raccordement n’est ni automatique ni implicite.

Faut-il des caméras pour être raccordé à un centre ?

Non, le raccordement porte sur la transmission des événements du système d’alarme. Les caméras entrent en jeu si la consigne prévoit une vérification visuelle. Elles doivent alors être raccordées au transmetteur et cadrer les zones qui déclenchent, faute de quoi elles n’apportent rien à la procédure.

Mes caméras peuvent-elles filmer mes salariés pendant leur travail ?

Une installation ne peut pas avoir pour finalité la surveillance continue de l’activité des salariés, et certains espaces sont exclus : pause, repos, sanitaires, locaux syndicaux. Les salariés doivent être informés et les instances représentatives consultées avant la décision. Traitez ce point à la conception, pas après la pose.

Que se passe-t-il si la liaison vers l’extérieur tombe ?

Tout dépend du montage retenu. Un système à double voie de transmission bascule sur la voie de secours et signale le défaut. Un système à voie unique devient silencieux sans que rien ne l’indique. Posez ce point avant la signature : il vaut indépendamment du service souscrit.

Être rappelé par un technicien

3 questions, une seule étape.

Être rappelé

Indiquez votre nom, pour savoir à qui nous nous adressons.

C’est par téléphone que nous cadrons le besoin le plus vite. Indiquez un numéro à 10 chiffres, pour vous rappeler.

Nos horaires : du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30.

Vos données servent à traiter cette demande, et à rien d’autre. Politique de confidentialité. Cochez cette case pour que nous puissions vous répondre.