Caméra dôme au plafond d’une officine, orientée vers le linéaire de tiroirs et l’armoire sécurisée

Vidéosurveillance d’une pharmacie

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  • Audit sur site gratuit, sans engagement
  • Intervention à Paris et dans toute l’Île-de-France
  • Matériels Dahua, Hikvision, Uniview et Risco

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Une caméra d’officine se règle d’abord sur ce qu’elle ne doit pas voir

Dans une officine, on installe les caméras à l’envers de tous les autres commerces : on part des angles interdits. Une ordonnance posée sur le comptoir, l’écran du poste de délivrance, un produit remis à une personne reconnaissable : ce sont des informations sur sa santé, et rien ne justifie de les enregistrer.

Ce que la caméra sert utilement tient en trois situations : une altercation au comptoir, un vol au rayon de libre accès, un accès à la réserve hors livraison. Quatre champs y suffisent.

Elle ne remplace ni le bouton d’alerte du comptoir ni la protection de l’armoire de stupéfiants, traités sur la page sécuriser une pharmacie ; le matériel et l’enregistrement en général sont décrits sur la page vidéosurveillance entreprise.

Les quatre champs utiles dans une officine

Un sous-ensemble strict des zones de l’officine. Deux zones parmi les plus sensibles du métier, le préparatoire et l’intérieur de l’armoire, n’y figurent volontairement pas.

  • Plan d’échange du comptoir

    Altercation, exigence pressante, vol à l’arraché sur le comptoir, contestation sur une remise de produit ou de monnaie.

    Réponse : Champ cadré sur le plan de comptoir en plongée limitée, montrant les mains et le geste. Il s’arrête avant l’écran du poste et avant la zone où le patient pose ses documents. Aucune captation de son.

  • Rayon de libre accès

    Références chères et de petit format en parapharmacie, prises en journée pendant que l’équipe est occupée au comptoir.

    Ce qu’on pose : Champ en surplomb couvrant l’allée, cadré sur les linéaires et non sur les personnes de face. Un réagencement du rayon peut réduire le besoin avant même l’installation.

  • Porte de la réserve et zone de réception

    Livraisons pluriquotidiennes, porte ouverte plusieurs fois par jour, marchandise déposée au sol en attente de rangement.

    Traitement : Champ sur le seuil et la zone de dépose, avec horodatage exploitable. C’est le seul endroit où l’image documente utilement un manquant constaté au rangement.

  • Sas de nuit et abords du guichet de garde

    Contact avec l’extérieur pendant que l’officine est fermée, une seule personne présente, visibilité réduite sur le trottoir.

    Réponse : Vue large sur les abords avant ouverture du guichet, associée à un éclairage commandé de l’intérieur. La finalité est d’évaluer une situation avant tout contact, pas d’enregistrer une file d’attente.

Ici, on ne cherche pas la meilleure définition possible

On cherche celle qui suffit à reconnaître une personne et un geste, et pas davantage. Une image assez fine pour lire un document posé sur le comptoir crée un traitement de données de santé que rien ne justifie. Le réglage se joue sur la focale et la distance, pas seulement sur le capteur.

Il y a un plancher, aussi : sous un certain nombre de pixels sur le visage, ou dès que la mise au point dérive, on obtient une image trop floue pour être exploitée, et le champ ne sert plus à ce pour quoi on l’a posé.

Aucune captation de son. Les échanges au comptoir portent sur des traitements. Un matériel équipé d’un micro est livré micro coupé, et la coupure se vérifie écran en main à la mise en service.

Deux zones sont exclues par principe. Le préparatoire est un poste de travail : la captation continue de l’activité d’un préparateur y est exclue, et nous n’y installons rien. L’intérieur de l’armoire de stupéfiants ne fait pas non plus l’objet d’un champ : ce qui a une valeur, c’est le journal d’ouverture nominatif tenu par le contrôle d’accès, qui se recoupe avec le registre de l’officine. Une caméra y produirait des heures d’images d’un meuble fermé.

Le bouton d’alerte et la caméra se posent ensemble. Sur une agression au comptoir, la caméra ne protège personne : elle documente. Ce qui agit, c’est le bouton discret raccordé à la centrale d’alarme intrusion professionnelle, sans sirène locale qui envenimerait l’échange. D’où le cadrage du comptoir : il doit couvrir l’endroit exact où se tient la personne au moment où elle appuie.

Où tombent les quatre champs sur une officine à deux comptoirs

Officine à deux postes de délivrance, un rayon de libre accès, une réserve et un service de garde : un champ sur les postes de comptoir quand ils sont alignés, cadré sur le plan d’échange ; un en surplomb de l’allée de parapharmacie ; un sur le seuil de la réserve ; un sur les abords du guichet de garde. Le chiffre vient des zones à couvrir, jamais de la surface : le guide combien de caméras pour mon local déroule le calcul. Un plan de ce type n’engage rien : le vôtre se relève sur place.

L’enregistreur est placé dans le back-office, en zone d’alarme, plutôt que derrière le comptoir. Les accès sont nominatifs : le titulaire, et éventuellement une seconde personne désignée. Un accès partagé par toute l’équipe est un défaut de conformité, pas une facilité d’exploitation.

Le champ du guichet est le seul dont la liaison sort du bâtiment. Une officine de garde a intérêt à être prévenue le soir même s’il cesse d’enregistrer, plutôt que de s’en apercevoir en cherchant des images. Le diagnostic d’une caméra passée hors ligne commence par l’alimentation, puis le lien réseau.

La durée de conservation se règle courte, à la mise en service. Sur une installation reprise, c’est le premier réglage à ouvrir : elle est souvent restée à la valeur d’usine.

Intérieur de commerce vu depuis l’arrière du comptoir, avec une caméra dôme au plafond au-dessus de l’allée centrale

Faire vérifier le cadrage de mon comptoir

Une patientèle n’est pas une clientèle : autorisation, durée, angles interdits

L’espace de vente d’une officine est un lieu ouvert au public. Un système de vidéoprotection qui le couvre relève des articles L. 251-1 et suivants du code de la sécurité intérieure et suppose une autorisation du représentant de l’État dans le département. L’autorisation fixe la durée de conservation des images, qui ne peut excéder un mois ; la CNIL considère de son côté que quelques jours suffisent le plus souvent et rappelle que la capacité de stockage ne justifie pas à elle seule la durée retenue.

S’y ajoute la nature de ce qui passe dans le champ. Une ordonnance, l’écran d’un poste de délivrance, un produit remis à une personne identifiable renseignent sur sa santé, et aucune finalité de sûreté ne justifie de les enregistrer. Trois règles d’implantation en découlent, que nous appliquons sans exception : aucun son ; un cadrage qui s’arrête au plan d’échange, écran et documents hors champ ; une définition qui permet de reconnaître une personne et un geste, pas de lire un texte.

Vos préparateurs, remplaçants et étudiants sont des salariés. L’article L. 1222-4 du code du travail impose qu’aucune information les concernant personnellement ne soit collectée par un dispositif qui ne leur a pas été porté préalablement à leur connaissance. La CNIL exclut du champ des caméras les espaces de pause et de repos, les sanitaires et les locaux syndicaux, et refuse qu’un système ait pour finalité la surveillance continue de l’activité des salariés : c’est ce qui ferme le préparatoire.

Le public doit être informé de façon claire et permanente, par un affichage visible avant l’entrée : finalité, durée de conservation, contact du responsable ou du délégué à la protection des données, droits des personnes et possibilité de saisir la CNIL. Les mentions attendues sont détaillées dans le guide affichage et panneau de vidéosurveillance.

Ces éléments sont d’ordre général et ne constituent pas une analyse de conformité : la responsabilité du traitement reste celle du titulaire de l’officine.

Le nombre de postes de comptoir décide du nombre de caméras, donc du budget

Facteurs de variation du budget pour la vidéosurveillance d’une pharmacie. Aucun tarif n’est indiqué.
Facteur Effet sur le budget À vérifier
Nombre et disposition des postes de comptoir Des postes alignés se couvrent d’un même champ ; des postes en angle en demandent un chacun. Le champ doit couvrir la position réelle de l’équipe, pas le meuble.
Surface de rayon en libre accès Détermine le nombre d’allées à couvrir en surplomb. Un réagencement des références sensibles peut réduire le besoin.
Service de garde Ajoute un champ extérieur sur les abords du guichet et un éclairage commandé. La vue doit être large avant ouverture, pas centrée sur le guichet.
Emplacement de l’enregistreur Un local sécurisé disponible évite la création d’un point protégé supplémentaire. Pas derrière le comptoir : il partirait avec le reste.
Contraintes de façade et de copropriété Les percements et fixations en partie commune allongent la pose. Solliciter l’accord du syndic avant la date d’intervention.
Durée de conservation retenue Détermine la capacité d’enregistrement nécessaire. La fixer par la finalité et la paramétrer, sans garder la valeur d’usine.

Cadrer un comptoir d’officine : les cas limites

Comment cadrer un comptoir sans capter d’ordonnance ?

Par la position et la focale, pas par un réglage logiciel. Le point est placé au-dessus et légèrement en retrait du comptoir, avec une plongée limitée : on voit les mains, le geste et la personne, sans que la surface où les documents sont posés entre dans le champ utile. La définition est choisie pour reconnaître, pas pour lire. Nous vérifions le résultat sur écran avant de fixer définitivement le support.

Peut-on installer une caméra dans le préparatoire ?

Non, et nous refusons de le faire. Le préparatoire est un poste de travail, et la CNIL exclut qu’un système ait pour finalité la surveillance continue de l’activité des salariés. Ce qui entre et sort de cette pièce se trace autrement : un lecteur de badge sur la porte, avec journal nominatif. Même besoin, sans caméra.

Faut-il filmer l’armoire de stupéfiants ?

Ce n’est pas ce qui a le plus de valeur. Une caméra sur un meuble produit des heures d’images d’une porte fermée. Ce qui sert réellement, c’est le journal d’ouverture nominatif, parce qu’il se recoupe directement avec le registre tenu par l’officine : une ouverture datée, attribuée, comparable à une écriture. Nous proposons donc l’accès tracé d’abord, et un champ seulement si la configuration des lieux le justifie.

Les caméras protègent-elles l’équipe d’une agression ?

Non, et autant le dire franchement. Une caméra documente un événement, elle ne l’interrompt pas. Sur une agression au comptoir, ce qui agit est le bouton d’alerte discret, atteignable sans changer de posture et sans sirène locale qui envenimerait la scène. La vidéo sert après, pour la suite donnée à l’incident. On pose les deux ensemble, et le bouton passe en premier.