Contrôle d’accès des parties communes
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Dans un immeuble, le problème tient au nombre de personnes capables d’ouvrir la porte
Le code du hall n’a pas changé depuis des années. Anciens résidents, prestataires successifs, une partie du quartier : tout le monde le connaît. Et le changer suppose de le réapprendre à cent personnes, qui le rediront.
Remplacer ce code par un badge nominatif, révocable un par un, change davantage la vie de l’immeuble que n’importe quel autre équipement, et coûte moins. Le digicode en panne pose d’ailleurs le problème inverse : un seul point de défaillance, et plus personne n’entre.
Caméras, protection des locaux communs et faits constatés dans l’immeuble sont traités sur la page sécuriser une copropriété ; les technologies de lecteur sur contrôle d’accès entreprise ; la platine de rue sur la page interphone.
Hall, vélos, poubelles, caves, portail : l’ordre dans lequel on équipe
Un sous-ensemble strict des portes de l’immeuble. Les serrures des logements ne sont pas des parties communes et ne sont jamais touchées.
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Porte du hall et interphonie
Code unique en circulation depuis des années, porte franchie derrière un résident, ferme-porte trop lent.
Réponse : Un badge par résident à la place du code, une platine qui montre qui sonne, et le réglage du ferme-porte. Les trois se font ensemble : séparément, chacune perd l’essentiel de son effet.
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Local à vélos
Valeur concentrée derrière la fermeture la plus faible du bâtiment : un cadenas dont plusieurs copies circulent.
Ce qu’on pose : Ouverture par le badge du hall, avec journal des passages. Le journal transforme une disparition anonyme en événement daté : ce n’est plus le même dossier pour le syndic.
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Local poubelles
Porte laissée ouverte en permanence par commodité, ce qui ouvre un chemin vers les sous-sols.
Traitement : Verrouillage électrique à refermeture automatique, ouverture au badge résident. La porte la moins chère du projet, et celle qui commande l’accès aux sous-sols.
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Porte palière d’accès aux caves
Effractions en série sur plusieurs boxes la même nuit, dans un sous-sol sans passage.
Réponse : Ouverture au badge, avec journal. On équipe la porte commune de desserte, pas un box, qui relève de l’usage privatif de son titulaire.
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Portail véhicules et porte de garage
Télécommandes anciennes dupliquées, restées actives après un déménagement ou la vente d’un lot.
Ce qu’on pose : Passage à des télécommandes révocables une par une. Retirer un droit prend quelques secondes : pas de réunion, pas de code à rechanger, personne à prévenir.
Personne dans l’immeuble ne gère les badges : ce que cela impose au matériel
Une entreprise a quelqu’un pour attribuer un badge et en retirer un autre. Un immeuble sans gardien n’a personne. D’où le premier critère de choix, qui prime sur toutes les fonctionnalités : le syndic doit pouvoir administrer à distance.
Prévoyez la procédure du résident qui perd son badge un dimanche soir, et celle du badge refusé par le lecteur sans explication : le journal permet alors de distinguer la panne de la révocation. Un système riche mais administrable seulement sur place ne sera pas tenu à jour six mois.
Le badge d’un résident s’attache au lot, pas à la personne, puisqu’un logement change d’occupant. Celui d’un prestataire (nettoyage, ascensoriste, relève de compteurs, services postaux) se limite aux portes et à la durée de son contrat. Beaucoup d’immeubles disposent déjà du système Vigik pour les services autorisés : sa cohabitation avec les badges résidents se vérifie à l’étude, parce qu’elle décide du matériel de porte.
Un lecteur ne détecte rien. Il autorise ou refuse un passage ; il ne signale ni une porte forcée ni quelqu’un dans un local vide. Sur le local à vélos et le couloir des caves, il se double donc d’une alarme intrusion armée hors des heures d’usage : le badge ouvre la journée, la détection prend le relais la nuit. Confondre les deux revient cher sur un projet d’immeuble.
Rien ne s’installe sans une résolution votée en assemblée générale. C’est la vraie différence avec une entreprise, et elle commande le calendrier : le devis doit exister avant l’envoi de la convocation, et être assez détaillé pour que la résolution le soit : nature des équipements, portes concernées, montant, tranche. Une résolution vague s’attaque. Nous fournissons donc un devis découpé porte par porte et tranche par tranche, que le syndic reprend tel quel.
Le trousseau existant ne se remplace pas d’un coup. C’est la crainte qui arrête un projet avant le chiffrage, et elle a une réponse : les serrures des logements ne sont pas des parties communes, elles ne sont pas touchées. Restent les clés communes en circulation, dont le remplacement s’étale porte par porte, avec une période où ancien et nouveau cohabitent.
Deux tranches votables sur un immeuble d’une soixantaine de lots
Première tranche : le hall (badges résidents, platine, réglage du ferme-porte), le local à vélos, le local poubelles. Ce sont les portes par lesquelles on entre réellement, et la dépense reste contenue : ce qui la rend votable. Seconde tranche : le sous-sol, porte palière des caves et portail véhicules, avec le remplacement des vieilles télécommandes. Le découpage exact dépend de votre immeuble ; la logique, elle, tient partout.
On commande un badge par lot, plus un stock pour les pertes et les arrivées. Les badges prestataires sont distincts, peu nombreux, avec une date de fin calée sur les contrats. Le syndic reçoit un accès d’administration à distance et une procédure écrite pour révoquer un badge perdu.

Un journal d’ouvertures dans un immeuble d’habitation
Chaque passage relie un lot, une porte et une heure : dans un immeuble d’habitation, ce journal raconte les habitudes de vie des occupants. La responsabilité du syndicat des copropriétaires représenté par son syndic, les obligations RGPD et l’inscription au registre figurent sur la page sécuriser une copropriété.
Le journal n’est pas une image : il dit qu’une porte a été ouverte par tel badge à telle heure, sans rien montrer de ce qui s’est passé derrière. C’est ce qui le sépare d’une vidéosurveillance et ce qui le rend acceptable dans de l’habitation, à trois conditions.
La durée de conservation reste courte et écrite : le journal sert à établir un fait récent, pas à bâtir un historique. La liste des personnes habilitées à le consulter est nominative et restreinte : le syndic en pratique, ni le conseil syndical au complet, ni un copropriétaire qui voudrait vérifier les allées et venues d’un voisin. Et les résidents sont informés de l’existence du journal, de sa finalité et de sa durée au moment où on leur remet leur badge.
Si la copropriété emploie un gardien ou un employé d’immeuble, le système ne peut pas servir à suivre son activité. L’article L. 1222-4 du code du travail impose l’information préalable de tout salarié concerné par un dispositif de collecte le concernant personnellement.
La biométrie est souvent présentée comme la parade aux badges perdus. Depuis le RGPD, il n’existe plus d’autorisation préalable de la CNIL, mais le règlement type biométrie de 2019 en encadre strictement l’usage sur les lieux de travail, et une analyse d’impact est requise avant toute mise en œuvre. Dans de l’habitation, où l’on s’adresse à des résidents et non à des salariés, ouvrir un hall par empreinte pose un problème de proportionnalité que nous n’encourageons pas : un badge révocable fait le même travail. Le partage entre autorisé et interdit est détaillé dans le guide biométrie en entreprise, ce qui est autorisé.
Ces éléments sont d’ordre général et ne constituent pas un conseil juridique : la rédaction de la résolution soumise à l’assemblée relève du syndic.
Nombre de lots, état des huisseries, tranches votées : les trois variables d’un immeuble
| Facteur | Effet sur le budget | À vérifier |
|---|---|---|
| Nombre de portes communes équipées | Poste principal : organe de porte, lecteur et alimentation pour chacune. | Hiérarchiser : hall, local vélos et local poubelles avant le sous-sol. |
| Nombre de lots | Détermine le nombre de badges à produire, puis à administrer année après année. | Prévoir un stock de remplacement dès la commande initiale. |
| Présence d’un système Vigik pour les services autorisés | Sa cohabitation avec les badges résidents décide du matériel de porte à retenir. | Le faire constater sur place : sa présence ne figure pas toujours au dossier de l’immeuble. |
| État des huisseries communes | Une porte ancienne ou déformée demande une reprise mécanique avant tout raccordement. | Faire vérifier chaque porte : une huisserie hors d’équerre change le poste de pose. |
| Séquencement en tranches votées | Un projet découpé se finance plus facilement, au prix d’une seconde intervention. | Faire chiffrer les tranches séparément, avec des résolutions distinctes. |
| Administration à distance par le syndic | Ajoute un service d’exploitation, indispensable en l’absence de gardien. | Vérifier qui, chez le syndic, sera formé et qui prendra le relais en congés. |
Badges résidents, accès prestataires et trousseau existant
Peut-on équiper le hall sans changer les serrures des appartements ?
Oui, et c’est même la règle : les serrures des logements ne sont pas des parties communes et ne sont pas concernées par le projet. Ce qui est équipé, ce sont les portes communes : hall, local vélos, local poubelles, porte palière de caves, portail. Le parc de clés communes en circulation peut, lui, être remplacé progressivement, porte par porte, avec une période de cohabitation entre l’ancien et le nouveau système.
Comment donner accès aux services postaux et aux prestataires ?
Par des badges distincts de ceux des résidents, révocables un par un et, quand c’est utile, limités à des plages horaires. Beaucoup d’immeubles disposent déjà du système Vigik pour les services autorisés ; sa compatibilité avec le nouveau matériel de porte se vérifie à l’étude. L’essentiel est qu’aucun code commun ne circule plus : sans cela, le nouveau système ne sert à rien.
Que faire quand un résident perd son support ?
Le badge est révoqué à distance, un nouveau est émis. C’est tout l’écart avec une clé mécanique : perdre une clé commune impose de changer le cylindre et de redistribuer des clés à tout l’immeuble, opération que son coût et sa lourdeur repoussent indéfiniment. Une procédure écrite est remise au syndic à la mise en service, avec le circuit à suivre et la personne à joindre.
Comment rédiger la résolution pour l’assemblée générale ?
La rédaction revient au syndic, mais elle dépend du devis. Un montant global produit une résolution vague, donc contestable. Nous fournissons un devis découpé porte par porte et tranche par tranche, avec la nature du matériel et le nombre de badges, pour que la résolution décrive précisément ce qui est voté et pour quel montant. Ce découpage ne coûte rien à produire et c’est lui qui sécurise le vote.