Plateau de bureaux vide dont l’accès est contrôlé par un lecteur de badge posé près de la porte vitrée

Sécuriser des bureaux et un siège social

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  • Audit sur site gratuit, sans engagement
  • Intervention à Paris et dans toute l’Île-de-France
  • Matériels Dahua, Hikvision, Uniview et Risco

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Entrer sans outil, et repartir avec ce qui ne se remplace pas

Dans un immeuble de bureaux, on entre sans outil, sans bruit et sans effraction : il suffit de suivre quelqu’un qui vient de badger. Le talonnage (deux personnes pour un droit d’accès) fonctionne d’autant mieux que tenir la porte au suivant est un réflexe de politesse. Une fois sur le plateau, tout est ouvert : postes non verrouillés, portables sur les bureaux, salles de réunion vides.

Les pertes, elles, ne se valent pas.

La plus lourde se joue dans quatre pièces : salle serveurs, archives, local courrier, bureau de direction. Un accès non tracé à une baie informatique ou à un dossier de personnel ne se répare pas comme un écran volé : le préjudice n’est pas matériel, et il se découvre tard.

Vient le matériel lui-même, et il part le week-end. Les plateaux se vident le vendredi soir et le restent jusqu’au lundi matin. Sur ce créneau, le vol informatique est ciblé, méthodique et rapide : postes fixes, écrans, équipements audiovisuels de salle de réunion, portables laissés en tiroir.

Reste ce qui rend les deux précédents possibles : les droits accordés aux intervenants extérieurs. Ménage, maintenance CVC, ascensoristes, informatique infogérée, coursiers, livreurs de consommables. Ces personnes entrent légitimement, y compris hors heures ouvrées, et certaines disposent d’un accès permanent obtenu plusieurs années plus tôt pour une intervention ponctuelle.

Les points d’exposition d’un immeuble tertiaire

Huit zones, avec une particularité : la moitié d’entre elles ne sont ni à vous ni à votre voisin, mais au bailleur.

  • Accueil et sas visiteurs

    Point d’entrée unique où se croisent salariés, visiteurs et prestataires ; c’est ici que le talonnage se produit.

    Réponse : Lecteur avec passage unitaire, badge visiteur à validité de journée remis contre enregistrement, et caméra couvrant le sas de face. Le sas physique n’a de sens que si l’accueil est tenu ; sinon on préfère une porte à refermeture rapide.

  • Salle serveurs et local de brassage

    Concentration de la valeur immatérielle de l’entreprise, derrière une simple porte de bureau à cylindre standard quand rien n’a été prévu.

    Ce qu’on pose : Accès nominatif tracé, contact d’ouverture avec report immédiat, détection propre à la pièce armée en permanence. Aucune caméra à l’intérieur : la finalité est l’accès, pas l’observation.

  • Salle du conseil et bureaux de direction

    Documents stratégiques, écrans de visioconférence, discussions sensibles ; pièce laissée ouverte entre deux réunions.

    Traitement : Verrouillage électrique à refermeture automatique et droits restreints à une liste courte. La captation est exclue à l’intérieur : ce sont des postes de travail.

  • Archives et local de reprographie

    Dossiers de personnel, contrats, données comptables. Local ouvert à tous par commodité, hors de tout périmètre surveillé.

    Réponse : Accès par badge avec journal, et détection en dehors des heures ouvrées. La traçabilité de l’entrée est ici plus utile que l’image, notamment en cas de contrôle.

  • Local courrier et zone de livraison de colis

    Point de dépôt accessible à des livreurs qui n’ont aucun autre droit dans l’immeuble ; colis en attente et courrier ouvert.

    Ce qu’on pose : Sas de dépôt séparé du reste du plateau, avec porte à sens unique côté immeuble, et caméra sur la zone de dépôt. Le livreur n’a pas à entrer dans le plateau pour déposer.

  • Parking et accès par le sous-sol

    Voie d’entrée la plus discrète de l’immeuble, commune à plusieurs locataires dès que l’immeuble est partagé, avec des portes palières mal refermées.

    Traitement : Commande d’accès véhicules distincte des accès piétons, contact sur les portes palières de sous-sol et caméra sur la rampe. C’est l’accès dont la responsabilité se perd entre le bailleur et les locataires.

  • Paliers d’étage et accès inter-locataires

    Dans un immeuble partagé, le palier est commun : la porte de votre plateau est la vraie limite de votre périmètre.

    Réponse : Lecteur sur la porte palière de chaque plateau occupé, avec administration des droits côté locataire et non côté bailleur. C’est le point qui distingue votre installation de celle de l’immeuble.

  • Local technique CVC et gaines

    Accès de prestataires extérieurs seuls, hors heures ouvrées, avec un passe général et une communication vers les faux plafonds de plusieurs étages.

    Ce qu’on pose : Badges prestataires à droits temporaires, limités à cette porte et à une plage horaire, désactivés automatiquement à l’échéance.

Installer dans un immeuble qu’on ne possède pas

La première question d’un projet tertiaire n’est pas technique : elle consiste à savoir où s’arrête votre plateau et où commence l’immeuble.

  • La frontière bailleur / locataire. Hall, ascenseurs, paliers, parking, colonnes techniques relèvent en principe de l’immeuble ; votre plateau vous appartient. Toute pose au-delà de votre porte palière suppose l’accord écrit du bailleur ou du gestionnaire, et parfois le raccordement à un système déjà exploité par le PC sécurité.
  • Le réseau. Un contrôle d’accès IP se pose sur le réseau du locataire, pas sur celui de l’immeuble : cela se décide avec votre informatique avant le premier lecteur, notamment pour les alimentations en PoE et l’adressage.
  • Les horaires différenciés. Une entreprise n’a pas une amplitude unique. Direction, services support, équipes en horaires décalés, personnel de ménage : les plages doivent être définies par profil, pas par personne, sinon l’administration devient ingérable au bout de trois mois.
  • L’open space et la vie privée. Un plateau ouvert est un poste de travail collectif. La captation continue y est exclue, ce qui limite la vidéo aux entrées, aux circulations et aux locaux sensibles.
  • Les travaux en site occupé. Le tirage en faux plafond se fait par zones, hors des plages de réunion, et les percements bruyants avant l’arrivée des équipes.
  • Le turnover. Arrivées, départs, alternants, prestataires : c’est le volume d’administration quotidienne, pas le nombre de portes, qui détermine la charge réelle du système.

Le badge du premier arrivant désarme l’alarme

Le socle d’un plateau n’est pas l’alarme : ce sont quelques lecteurs bien placés, avec des droits définis par profil de fonction plutôt qu’attribués au cas par cas. Le choix des portes, des profils et de l’administration des droits en immeuble multi-locataires est traité sur la page contrôle d’accès de vos bureaux.

L’alarme n’intervient qu’ensuite, et seulement sur la période où le plateau est réellement vide : détection volumétrique sur les circulations principales, contact sur la porte palière et sur les accès de service, armement automatique programmé.

Le désarmement, lui, se fait au badge du premier arrivant. Personne n’a de code à retenir, aucun code ne circule par SMS entre deux collègues, et le journal indique qui a ouvert. C’est ce couplage qui tient dans la durée, bien plus que le nombre de détecteurs.

La vidéo se limite à trois orientations : le sas d’accueil, le palier côté porte, la zone de dépôt du courrier. Elle ne couvre pas les plateaux.

Lecteur de badge mural près d’une porte vitrée, dans un couloir de bureaux

Faire cartographier les accès de mon plateau

Le contrôle d’accès en socle, l’alarme sur les heures vides, la vidéo aux seuls sas

Pas d’autorisation préfectorale pour des bureaux, mais tout le RGPD

Aucune demande n’est à déposer en préfecture pour une installation qui reste à l’intérieur de vos locaux. Un plateau, une salle serveurs, un local d’archives ne sont pas accessibles librement : ils ne relèvent pas du régime d’autorisation des articles L. 251-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Un hall d’accueil recevant des visiteurs peut, lui, être qualifié autrement selon son degré d’ouverture.

Tout le reste relève du RGPD, et le tertiaire est le secteur où les traitements sont les plus nombreux. Un badge nominatif produit un journal des passages, c’est-à-dire des horaires de présence par personne : finalité déterminée, minimisation, durée de conservation limitée, sécurité, information des personnes, inscription au registre des traitements. Ce journal ne peut pas être détourné en outil de contrôle des horaires de travail sans que cette finalité soit déclarée et discutée.

Deux obligations de droit du travail encadrent la mise en place. L’article L. 1222-4 du code du travail impose qu’aucune information concernant personnellement un salarié ne soit collectée par un dispositif qui ne lui a pas été porté préalablement à sa connaissance. Et avant la décision de mise en œuvre d’un moyen permettant un contrôle de l’activité des salariés, le comité social et économique doit être informé et consulté (article L. 2312-38). Ces deux étapes se conduisent avant l’installation, pas après.

Sur la biométrie, une idée fausse circule largement : il n’existe plus d’autorisation préalable de la CNIL depuis l’entrée en application du RGPD. L’employeur doit appliquer le règlement type biométrie (délibération n° 2019-001 du 10 janvier 2019), justifier de manière circonstanciée le recours à la biométrie et réaliser une analyse d’impact avant la mise en œuvre. Le sujet est détaillé dans le guide biométrie en entreprise.

Enfin, la CNIL rappelle que les caméras ne doivent pas filmer les postes de travail individuels, les espaces de pause et de repos, les sanitaires ni les locaux syndicaux. Ces éléments sont d’ordre général : la responsabilité du traitement reste celle de l’employeur.

Sur un site tertiaire, le prix suit l’organisation des accès, pas la surface louée

Facteurs de variation du budget pour des bureaux ou un siège social. Aucun tarif n’est indiqué.
Facteur Effet sur le budget À vérifier
Nombre de portes à contrôler C’est le poste principal : chaque porte demande un lecteur, un organe de porte et une alimentation. Distinguer les portes à droits distincts des portes simplement fermées.
Nombre de profils d’accès Influe sur le paramétrage et la formation, pas sur le matériel. Définir les profils par fonction : cinq profils clairs valent mieux que cent droits individuels.
Immeuble mono ou multi-locataires En immeuble partagé, l’articulation avec le système du bailleur ajoute une étude préalable. Obtenir l’accord écrit du gestionnaire avant toute pose hors de votre plateau.
Salle serveurs présente sur site Ajoute une zone d’alarme permanente et un accès à droits restreints. Vérifier si la baie est infogérée : le prestataire aura besoin d’un accès tracé.
Parking et accès sous-sol Ajoute une commande véhicules, des points extérieurs et une négociation avec le bailleur. Repérer toutes les portes palières de sous-sol, y compris celles absentes du plan.
Volume d’arrivées et de départs Pèse sur l’administration quotidienne du système plutôt que sur l’installation. Désigner un administrateur interne et un suppléant avant la mise en service.

Badges, bailleur, open space : les points à régler

Le badge peut-il servir à contrôler les horaires de travail ?

Techniquement oui, juridiquement c’est une autre finalité. Un journal de passages créé pour la sûreté ne peut pas être réutilisé pour la gestion du temps sans que cette finalité soit déclarée, inscrite au registre, portée à la connaissance des salariés et soumise à l’information-consultation du comité social et économique. Mieux vaut trancher ce point avant l’installation que le découvrir à l’occasion d’un litige.

Nous sommes locataires : que pouvons-nous installer sans le bailleur ?

Tout ce qui se trouve à l’intérieur de votre plateau, en principe. La porte palière est la frontière : dès qu’un lecteur, un câble ou une fixation touche une partie commune, l’accord du bailleur ou du gestionnaire devient nécessaire, et il s’accompagne de conditions techniques : cheminement imposé, raccordement au système existant, remise en état en fin de bail. Nous relevons ces points à l’audit pour que la question soit posée avant, pas pendant.

Comment gérer les accès des prestataires de ménage ?

Par des supports nominatifs à validité limitée, restreints aux zones concernées et à une plage horaire, avec une date d’expiration fixée à l’avance. La difficulté, dans le tertiaire, porte sur le retrait du droit davantage que sur son attribution : un badge remis en 2019 pour une intervention ponctuelle et resté actif ouvre encore la porte aujourd’hui.

Peut-on mettre une caméra dans l’open space ?

Non, pas orientée sur les postes. La CNIL considère qu’un dispositif ne peut pas avoir pour finalité la surveillance continue de l’activité des salariés, et un plateau ouvert est un ensemble de postes de travail. Restent possibles et utiles : l’accès au plateau, les circulations principales, les locaux fermés à valeur particulière. Cela couvre les passages obligés d’un week-end où le plateau est vide, sans filmer un seul poste de travail.

La biométrie est-elle autorisée pour entrer dans la salle serveurs ?

Elle est encadrée, pas interdite. Il n’y a plus d’autorisation préalable de la CNIL depuis le RGPD, mais l’employeur doit justifier de manière circonstanciée le recours à la biométrie au regard du contexte et des enjeux, appliquer le règlement type de 2019 et réaliser une analyse d’impact documentée avant la mise en service. Un badge nominatif assorti d’un journal répond à la même finalité, savoir qui est entré dans la baie et quand, sans ouvrir ce chantier.

Que se passe-t-il si le réseau tombe ?

Les organes de porte continuent de fonctionner en autonomie sur les droits qu’ils ont en mémoire, et les événements sont mémorisés localement puis remontés au rétablissement. Le point à vérifier est le comportement choisi en cas de coupure d’alimentation : porte libre ou porte verrouillée. Ce choix se fait porte par porte, avec les contraintes d’évacuation, et il doit être écrit dans le dossier de l’installation.

Où nous intervenons pour les bureaux et le tertiaire

Du plateau haussmannien reconverti à la tour de quartier d’affaires, les immeubles franciliens imposent les mêmes contraintes de pose : accord du gestionnaire avant tout percement, cheminement des câbles dans un existant saturé, fenêtres de travaux fixées par l’immeuble. Quand le volet vidéo entre dans le projet, ces points sont détaillés sur notre page la vidéosurveillance d’entreprise à Paris et en Île-de-France.

La tour multi-locataires reste le cas le plus exigeant : l’ascenseur y dessert tous les occupants et l’autorisation d’appel d’étage relève du gestionnaire. La page contrôle d’accès à La Défense décrit cette situation et la convention écrite qu’elle suppose.