Ouverture et fermeture d’un magasin : qui arme, qui désarme ?
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Dans un magasin, chaque personne qui ouvre ou ferme doit avoir son propre code, et l’alarme doit signaler aussi bien une ouverture à une heure anormale qu’une fermeture sans mise en service. Le reste tient en une procédure courte : un tour des locaux avant d’armer, une ouverture du matin qui ne se fait pas seul aux heures exposées, une liste tenue à jour.
Qui doit pouvoir armer et désarmer le magasin ?
Seules les personnes qui ouvrent ou ferment réellement, d’après le planning. Pas toute l’équipe. Une centrale professionnelle accepte plusieurs codes utilisateurs, et c’est cette possibilité qui rend la question gérable.
| Qui | Ce qu’il doit pouvoir faire | Quel code |
|---|---|---|
| Gérant ou responsable du magasin | Armer, désarmer, consulter le journal, créer et supprimer des codes | Code personnel avec droits de gestion |
| Adjoints et vendeurs qui ouvrent ou ferment | Armer et désarmer | Code personnel, limité aux jours et heures de leur planning quand la centrale le permet |
| Entreprise de ménage, livreur du matin | Entrer dans une partie du local à heure fixe | Code propre à l’entreprise, sur les seules zones utiles |
| Installateur | Programmer la centrale | Code installateur, distinct de tous les autres |
Le code installateur ouvre la programmation de la centrale : il ne sert jamais à ouvrir le magasin. Et le code de gestion du gérant ne se prête pas à un adjoint pour une semaine de congés : on crée un code à l’adjoint, on le supprime au retour.
Un code par personne crée un journal nominatif : on sait qui a désarmé à 7 h 12. C’est son intérêt, et c’est une donnée personnelle. Le code du travail interdit de collecter une information sur un salarié par un dispositif qu’il ne connaît pas (article L1222-4).
La CNIL n’a pas de fiche propre aux codes d’alarme ; sa fiche sur l’accès aux locaux, mise à jour le 17 juin 2026, donne une ligne de conduite transposable : dispositif inscrit au registre des traitements, salariés informés, journaux d’accès supprimés en principe trois mois après leur enregistrement. Ce découpage des droits fait partie de ce que nous réglons avec vous lors de l’étude de la sécurité d’un commerce ou d’un magasin.
Que vérifier avant d’armer le soir ?
Un magasin s’arme vide et fermé. Les deux conditions se vérifient en marchant, pas depuis le clavier.
| Où | Ce qu’on vérifie | Pourquoi |
|---|---|---|
| Cabines d’essayage, toilettes, réserve | Personne à l’intérieur | Se laisser enfermer à la fermeture évite d’avoir à forcer quoi que ce soit |
| Issue de secours | Porte refermée, barre antipanique revenue en position | Une issue entrouverte empêche la mise en service ou laisse une zone ouverte |
| Porte de livraison, fenêtres, impostes | Fermées et verrouillées | Ce sont les ouvrants qu’on ne voit pas depuis la caisse |
| Caisse et coffre | Tiroir vidé, coffre fermé | Rien ne doit valoir une effraction la nuit |
| Rideau | Baissé et verrouillé à la lame finale | La garantie vol peut dépendre de ce verrouillage |
| Clavier | Mise en service confirmée par le signal prévu | Une centrale qui refuse d’armer ne le crie pas dans la rue |
Si la centrale refuse la mise en service parce qu’une zone est en défaut, cherchez l’ouvrant resté ouvert. Exclure la zone pour partir à l’heure laisse cette partie du local sans détection pour la nuit ; si c’est inévitable, notez-le et prévenez le responsable. Ce qui se passe quand le rideau, lui, a été attaqué est traité dans notre guide rideau métallique forcé : que faire et comment l’éviter.
Partez ensuite ensemble. Le moment où la dernière personne quitte seule un magasin dont la caisse vient d’être comptée est l’un des plus exposés de la journée.
Une centrale qui accepte des codes nominatifs, des plages horaires et un signal clair de mise en service se règle à l’installation, pas après le premier oubli. C’est un des points de notre étude de la protection d’un magasin.
Comment l’alarme peut-elle signaler une fermeture oubliée ?
Par la surveillance des horaires. Quand l’alarme est raccordée à un centre de télésurveillance, on lui confie les heures d’ouverture et de fermeture du magasin. Deux écarts deviennent alors des événements.
- Le magasin n’est toujours pas armé passé le délai convenu après la fermeture prévue : l’opérateur appelle le responsable désigné, qui revient ou fait revenir quelqu’un.
- Quelqu’un désarme à une heure où personne ne devrait ouvrir : l’opérateur rappelle pour vérifier que l’ouverture est normale.
Sans télésurveillance, une partie de ce service peut passer par une notification sur le téléphone du gérant. Elle a sa limite : à 23 heures, un téléphone en silencieux ne prévient personne. Une mise en service automatique à heure fixe existe sur certaines centrales ; elle suppose que personne ne travaille encore dans le magasin à cette heure-là, et elle ne remplace pas le tour de fermeture.
Les horaires changent au fil de l’année : nocturnes, dimanches de décembre, inventaire. Chaque changement se transmet au centre, sinon il appelle à tort, et l’équipe finit par ne plus répondre.
Ouvrir le matin : seul ou à deux ?
À deux, dès que l’heure ou le contenu du magasin l’expose. Celui qui ouvre a les mains prises, le dos tourné à la rue et un code à taper avant la fin du délai d’entrée ; quelqu’un qui guette ce moment n’a rien à forcer. Parmi ses mesures de prévention des agressions, l’INRS cite justement le fait d’éviter le travail isolé.
Avant d’entrer, un coup d’œil suffit : rideau, serrure, porte de service, vitrine. Une trace d’effraction et l’on n’entre pas : on appelle le 17 depuis l’extérieur.

Le code sous contrainte
Beaucoup de centrales permettent de définir un code particulier, souvent proche du code habituel, qui désarme normalement mais envoie en silence une alerte au centre de télésurveillance. Il sert le jour où quelqu’un est forcé d’ouvrir sous la menace. Il n’a de valeur que si trois conditions sont réunies : le centre sait ce qu’il doit faire en le recevant, chaque personne qui ouvre le connaît, et personne ne le tape par erreur un matin pressé. Les consignes à donner à l’équipe pour ce moment-là sont celles de notre guide sur le braquage en commerce.
Que faire quand l’alarme se déclenche à l’ouverture ?
Taper son code, puis appeler le centre de télésurveillance avec le mot de passe convenu pour annuler. Ne jamais laisser l’alarme sonner en attendant qu’elle s’arrête. Le centre n’appelle pas la police sur un simple signal : l’article L613-6 du code de la sécurité intérieure prévoit une sanction pécuniaire, plafonnée à 450 euros par appel, pour l’appel injustifié de la police ou de la gendarmerie, c’est-à-dire non précédé d’une levée de doute, ces vérifications qui portent sur la matérialité et la concordance des indices. Les moyens de cette vérification sont décrits dans notre guide sur la levée de doute en télésurveillance.
Si cela se répète, la cause est rarement l’équipe seule. Un délai d’entrée trop court, un clavier placé loin de la porte, un détecteur qui voit l’entrée avant le clavier : ces réglages se corrigent. Le guide mon alarme se déclenche sans raison aide à faire le tri avant d’appeler le technicien.
Comment tenir la liste à jour quand l’équipe change ?
En la rattachant aux départs et aux arrivées, pas à un audit annuel. Le jour où quelqu’un quitte le magasin, son code est supprimé. Le même jour, la liste d’appel du centre de télésurveillance est mise à jour : un ancien adjoint encore joignable la nuit est un trou dans la procédure.
Une fois par mois, le gérant relit le journal. Trois questions suffisent : des codes qui ne servent plus, des ouvertures hors planning, des mises en service tardives. Les extras de fin d’année et les saisonniers posent le même problème en accéléré ; leurs badges et codes temporaires gagnent à être créés avec une date de fin.
L’avis de l’équipe Secureo
Sur une alarme de magasin, la procédure lâche souvent avant le matériel : un code commun que toute l’équipe connaît, anciens salariés compris, une fermeture tardive que personne ne voit passer. Quand nous reprenons une installation, nous commençons par la liste des codes et par les consignes données au centre de télésurveillance. Deux réglages remettent l’exploitation d’aplomb : un code par personne qui ouvre ou ferme, et un centre qui connaît vos horaires et appelle quand le magasin n’est pas armé.
Questions fréquentes sur l’ouverture et la fermeture d’un magasin
Qui installe les alarmes ?
Un installateur de sûreté pose et programme le système. La télésurveillance, quand elle existe, est un autre métier, exercé par une entreprise autorisée au titre du code de la sécurité intérieure, sous un contrat distinct. Secureo installe et programme le système, qui peut être raccordé à un service de télésurveillance assuré par un opérateur autorisé.
Quelle société de télésurveillance choisir ?
Celle qui sait traiter vos horaires : alerte si le magasin n’est pas armé à l’heure prévue, appel si quelqu’un désarme en pleine nuit, procédure écrite de levée de doute et liste d’appel facile à modifier. Demandez à voir ces consignes dans le contrat avant de signer.
Peut-on donner le même code à toute l’équipe ?
Techniquement oui, mais le journal ne dit plus qui a ouvert ni qui a oublié d’armer, et un départ oblige à changer le code de tout le monde. Un code par personne qui ouvre ou ferme règle les deux problèmes.
Que faire si un salarié part avec son code ?
Supprimer son code le jour de son départ, sans attendre, et vérifier qu’il ne figurait pas sur la liste d’appel du centre de télésurveillance. S’il connaissait le code d’un collègue ou un code commun, changez aussi celui-là.
Un code commun, des fermetures oubliées, des déclenchements à chaque ouverture ? Nous relisons avec vous la programmation de la centrale, les codes en service, le placement du clavier et les consignes données au centre de télésurveillance, puis nous corrigeons ce qui doit l’être. Audit de sûreté de votre magasin, gratuit et sans engagement, à Paris et en Île-de-France. Par téléphone au 01 48 45 17 71.
Information générale, à jour au 4 novembre 2026. Elle ne constitue pas un conseil juridique. Sources : code de la sécurité intérieure, article L613-6 (version du 1er mai 2012) ; code du travail, article L1222-4 ; CNIL, fiche « L’accès aux locaux et le contrôle des horaires sur le lieu de travail », mise à jour le 17 juin 2026 ; INRS, page « Agressions et violences externes : prévention ». Sources vérifiées le 15/10/2026.
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