Sécuriser un entrepôt ou une plateforme logistique
- Audit sur site gratuit, sans engagement
- Société immatriculée depuis 2018
- Intervention à Paris et dans toute l’Île-de-France
Ou par téléphone : 01 48 45 17 71
Le point faible d’un entrepôt est ouvert toute la journée
Ce qui disparaît d’un site logistique sort par les quais, en plein jour, avec un bordereau. Le volume et le poids imposent un camion : rien ne passe par-dessus la clôture.
La journée s’ouvre sur cette contradiction. Les quais doivent rester ouverts pour que l’activité existe, et ils sont une brèche permanente dans l’enveloppe du bâtiment : des chauffeurs que personne ne connaît entrent, attendent, circulent et repartent.
Aux mêmes heures, en préparation, se constituent les écarts d’inventaire. Ils se concentrent sur certaines références et certains créneaux : signature d’une entente entre quelqu’un à l’intérieur et un chauffeur. Aucune détection ne voit cela. Seul le croisement des accès, des présences et des mouvements de stock permet de la circonscrire.
En fin de journée, la discussion change de nature : palette annoncée et non reçue, casse constatée à l’arrivée, transporteur qui conteste. Sans image du quai à la bonne heure, le litige se règle commercialement, au détriment de celui qui ne peut rien montrer. C’est ce poste, plus que l’intrusion, qui parle au compte d’exploitation.
Les quais fermés, l’exposition se déplace dehors : remorques stationnées sur l’aire de manœuvre, carburant, batteries. La clôture est longue, mal éclairée, parfois bordée d’un talus ou d’une voie ferrée. On la franchit et on atteint le bâtiment sans avoir été vu.
Les points d’exposition d’un site logistique
Huit zones, du grillage jusqu’au bureau d’exploitation. L’ordre de traitement va de l’extérieur vers l’intérieur, et non l’inverse.
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Clôture périmétrique
Linéaire long, en limite de parcelle, mal éclairé et sans visibilité depuis le bâtiment. Franchissement discret possible sur toute sa longueur.
Réponse : Détection périmétrique par barrières ou par analyse d’image sur des lignes de franchissement, associée à un éclairage déclenché. La contrainte est le taux de fausses alarmes : végétation, animaux, engins voisins.
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Portail d’entrée et poste de garde
Unique filtre du site, franchi des dizaines de fois par jour par des véhicules inconnus, et laissé ouvert aux heures de pointe pour ne pas bloquer la file.
Ce qu’on pose : Commande d’ouverture depuis le poste, interphonie avec vue sur la cabine du véhicule et non sur la calandre, caméra couvrant l’entrée et la sortie séparément.
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Aire de manœuvre poids lourds
Remorques en attente, parfois chargées, stationnées la nuit sans surveillance. Zone vaste, sombre, avec de nombreux masques visuels.
Traitement : Caméras sur mât couvrant les axes de circulation, avec un éclairage dimensionné pour l’image et non seulement pour la sécurité des personnes. Les masques créés par les remorques stationnées se traitent au moment du repérage.
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Quais de chargement
Le point d’échange où tout entre et tout sort. Portes ouvertes en continu, présence de personnes extérieures au site, angles morts sous les niveleurs.
Réponse : Une caméra par groupe de quais, cadrée sur le plan de chargement et le seuil, avec horodatage exploitable. Contacts sur les portes sectionnelles pour l’armement de nuit.
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Allées de racks et mezzanine
Grandes hauteurs, longues perspectives, éclairage économe : une personne entrée avec un flux légitime peut y rester sans être vue.
Ce qu’on pose : Détection volumétrique longue portée en dehors des heures d’exploitation. La vidéo y a peu de valeur en journée : les allées sont profondes et l’identification à distance est illusoire.
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Zone de picking et préparation de commandes
Références unitaires manipulées à la main, forte densité de personnel intérimaire, et des écarts d’inventaire qui se constituent à l’unité.
Traitement : Contrôle d’accès sur les entrées de zone plutôt que caméras sur les postes : la finalité est de tracer qui entre, pas d’observer qui travaille, ce que le cadre réglementaire n’autoriserait pas.
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Local de charge des batteries
Matériel coûteux et facilement revendable, local isolé en bout de bâtiment, laissé ouvert par commodité.
Réponse : Porte à contrôle d’accès avec journal et détection propre au local, armée en dehors des créneaux de charge. Matériel adapté à l’ambiance du local.
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Bureau d’exploitation
Bordereaux, poste de gestion des stocks, clés des engins et parfois espèces. Pièce vitrée, en surplomb, vide la nuit.
Ce qu’on pose : Contact d’ouverture, détection dédiée et accès nominatif. C’est aussi l’endroit où l’enregistreur doit se trouver, plutôt qu’au poste de garde.
Un site qui tourne en équipes ne s’arrête pas pour une installation
Sur un site en deux ou trois équipes, il n’existe aucun créneau vide : le chantier se découpe par zones et se cale sur le responsable d’exploitation, jamais l’inverse.
- Les équipes successives. Balisage par zone et coactivité arbitrée à l’avance. Les nacelles ne circulent pas pendant les flux de chariots.
- La hauteur. Poser un point à huit ou dix mètres change tout : moyens d’accès, temps de pose, et surtout maintenance ultérieure. Un point inaccessible sans nacelle sera un point non entretenu.
- La poussière et les écarts de température. Entre un quai ouvert en hiver et une zone chauffée, l’écart crée de la condensation. Le matériel doit être choisi pour cette ambiance, pas pour un bureau.
- Les intérimaires. Le personnel temporaire entre et sort en continu, au rythme des missions et des pics d’activité. Les droits doivent s’attribuer et s’éteindre à la mission, sinon le fichier devient inexploitable en quelques mois.
- Le réseau et le stockage. Un site de grande surface produit un volume d’images important. Le dimensionnement du stockage et la bande passante disponible se vérifient avant de choisir le nombre de points, pas après.
- Les flux poids lourds. L’implantation des mâts et des points extérieurs doit tenir compte des rayons de braquage : un support installé dans un axe de manœuvre sera couché dans l’année.
En Île-de-France, ces contraintes se concentrent sur les parcs logistiques de Seine-et-Marne, où l’entreposage sous régime douanier ajoute une exigence de traçabilité des accès à celles du site lui-même.
De la clôture au bureau : l’ordre de traitement d’un site logistique
On part du grillage et on finit au bureau d’exploitation. Sur la clôture : détection des lignes de franchissement et éclairage déclenché. À l’entrée : un filtre unique, interphonie, commande depuis le poste. Rien n’entre sans être vu, y compris à pied.
Vient le flux : aire de manœuvre, entrée et sortie véhicules, une caméra par groupe de quais. C’est la partie qui sert au quotidien, pour les litiges de livraison bien plus que pour l’intrusion. Distances, hauteurs et horodatage des quais sont traités sur la page vidéosurveillance d’entrepôt, qui reprend les principes d’architecture posés pour la vidéosurveillance d’entreprise.
Une fois les quais fermés, le bâtiment se referme à son tour : contacts sur les portes sectionnelles et les issues, détection volumétrique longue portée dans les allées. Restent les portes qui comptent à l’intérieur (local de charge, bureau d’exploitation, entrées de la zone de picking), au badge et journalisées.
L’alarme peut être raccordée à un centre de télésurveillance. Secureo installe et raccorde le système ; l’exploitation relève d’un opérateur spécialisé, sous contrat distinct.

Clôture, portes sectionnelles, badges de mission
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Clôture, portail, aire de manœuvre : le premier cercle, celui qui décide de tout le reste.
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Alarme intrusion professionnelle
Portes sectionnelles, issues, volumétrie longue portée dans les allées hors exploitation.
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Local de charge, bureau d’exploitation, zones de préparation. Droits attribués à la mission.
Un entrepôt fermé au public reste rempli de salariés d’autres entreprises
Un site logistique n’est pas librement accessible : il ne relève donc pas du régime d’autorisation préfectorale des articles L. 251-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, sauf si une caméra couvre la voie publique aux abords du portail : ce que la proximité de la voirie rend fréquent et qui se vérifie au repérage. À l’intérieur, c’est le RGPD, avec inscription du traitement au registre.
La difficulté propre au secteur tient à la population présente. Sur les quais et en préparation circulent des salariés du site, des intérimaires, des chauffeurs employés par des transporteurs tiers et des prestataires de maintenance. Toutes ces personnes sont filmées ou tracées, et toutes doivent être informées, quelle que soit leur entreprise d’appartenance. L’affichage sur site et la mention dans le protocole de sécurité des transporteurs sont les deux vecteurs habituels.
Pour vos propres salariés, l’article L. 1222-4 du code du travail impose qu’aucune information les concernant personnellement ne soit collectée par un dispositif qui ne leur a pas été porté préalablement à leur connaissance. Avant la décision de mise en œuvre d’un moyen permettant un contrôle de l’activité, le comité social et économique doit être informé et consulté (article L. 2312-38). La CNIL admet la couverture des voies de circulation, des entrées et sorties et des zones de stockage de marchandises ou de biens de valeur ; elle exclut les postes de travail individuels, les espaces de pause et de repos, les sanitaires et les locaux syndicaux.
Sur les grands sites, un point mérite attention : le RGPD prévoit une analyse d’impact notamment en cas de surveillance systématique à grande échelle. Une couverture dense sur l’ensemble d’une plateforme entre potentiellement dans ce cas ; l’appréciation revient au responsable de traitement, avec son délégué à la protection des données lorsqu’il en existe un.
Sur la partie alarme, le référentiel APSAD R81 publié par le CNPP décrit une méthode en quatre phases (analyse de risque, conception, mise en œuvre, maintenance) à laquelle certains assureurs se réfèrent pour les sites à enjeu. C’est un référentiel volontaire, pas une obligation légale.
Sur un site logistique, le budget suit le linéaire de clôture et le nombre de quais
| Facteur | Effet sur le budget | À vérifier |
|---|---|---|
| Linéaire de clôture à couvrir | Poste le plus lourd d’un site logistique : chaque tronçon demande sa détection et son alimentation. | Identifier les tronçons réellement franchissables plutôt que de traiter tout le linéaire. |
| Nombre de quais | Détermine le nombre de caméras de flux et de contacts sur portes sectionnelles. | Regrouper les quais par groupes de trois ou quatre dans un même champ quand l’alignement le permet. |
| Hauteur sous plafond | Pèse sur les moyens d’accès et sur la maintenance future, plus que sur le matériel lui-même. | Prévoir dès l’étude comment un point sera atteint pour son entretien. |
| Surface extérieure à éclairer | L’éclairage conditionne la qualité d’image de nuit ; sans lui, les caméras ne servent à rien. | Dimensionner l’éclairage pour l’image, pas seulement pour le déplacement des personnes. |
| Volume et durée de stockage des images | Le nombre de points et la définition retenue déterminent la capacité d’enregistrement nécessaire. | La durée de conservation se décide selon la finalité, pas selon la place disponible. |
| Nombre de sites à superviser | Une exploitation multisite ajoute une couche de supervision et des liaisons à sécuriser. | Vérifier le débit montant réellement disponible sur chaque site. |
Quais ouverts et clôture longue : ce qu’on nous demande en premier
Comment protéger un site pendant les heures d’exploitation, quais ouverts ?
On ne le protège pas par la détection : elle serait en alarme permanente. Ce qui fonctionne, c’est le filtrage à l’entrée du site, la traçabilité des accès aux zones internes, et une couverture vidéo des quais avec un horodatage exploitable. La détection reprend son rôle à la fermeture des quais, avec un armement par zones plutôt qu’un armement global du bâtiment.
Peut-on filmer les préparateurs de commandes ?
Pas leurs postes de travail. La CNIL admet la couverture des voies de circulation, des accès et des zones de stockage de biens de valeur, mais exclut les postes individuels et refuse qu’un dispositif ait pour finalité la surveillance continue de l’activité. En pratique, on traite la zone de picking par le contrôle d’accès à ses entrées, ce qui répond à la finalité de sûreté sans poser ce problème.
Que faire des chauffeurs qui ne sont pas nos salariés ?
Ils sont dans le champ des caméras et des lecteurs, et doivent être informés. L’affichage sur site, visible dès le portail et sur les quais, est le premier vecteur ; la mention du dispositif dans le protocole de sécurité signé avec les transporteurs est le second. Leur employeur n’a pas à donner son accord, mais l’information doit être accessible, en français, avant le franchissement du portail.
Les fausses alarmes périmétriques sont-elles évitables ?
Réduites, oui ; supprimées, non. Les causes habituelles sont connues : végétation en limite de clôture, animaux, projections de véhicules sur une voie riveraine, oscillation d’un grillage sous le vent. Elles se traitent au repérage (choix de la technologie, hauteur de pose, dégagement de la ligne) et au réglage, sur plusieurs semaines. Un dispositif périmétrique livré sans période de réglage produit des alertes que personne ne traitera au bout d’un mois.
Combien de temps garder les images de quai ?
La durée se décide par la finalité. Pour un litige de livraison, le délai utile est celui pendant lequel le client ou le transporteur peut contester. Pour un site non ouvert au public, aucune durée n’est fixée par le code de la sécurité intérieure, mais le RGPD impose une conservation limitée à ce qui est nécessaire, et la CNIL rappelle que la capacité technique de stockage ne justifie pas à elle seule la durée retenue. Cette durée doit être écrite dans votre registre.
Comment gérer les badges des intérimaires ?
Par des supports rattachés à la mission et non à la personne : une date de fin est saisie à l’attribution et le droit s’éteint seul. C’est la seule méthode qui tient à ce volume de rotation. Le point de vigilance est le retour physique du support : prévoir un stock de badges banalisés réattribuables plutôt que de commander à l’unité à chaque arrivée.