Quais d’une plateforme de gros alimentaire au petit matin, équipés de caméras sous auvent

Vidéosurveillance à Rungis

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  • Audit sur site gratuit, sans engagement
  • Société immatriculée depuis 2018
  • Intervention à Paris et dans toute l’Île-de-France

Ou par téléphone : 01 48 45 17 71

Votre projet, en cinq questions

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Voir ne suffit pas : encore faut-il pouvoir se servir de l’image

Sur un site du marché ou de sa couronne d’activité, une caméra qui « voit » ne sert à rien si l’image ne permet pas de dire ce qui s’est passé. Trois conditions d’exploitation rendent ce résultat difficile ici, et aucune n’apparaît sur une fiche produit : l’activité se déroule de nuit sous éclairage artificiel, une partie des locaux est tenue en froid, et un ensemble routier à quai masque une zone utile pendant toute sa manœuvre.

Un projet de vidéosurveillance sur ce secteur se conçoit donc à partir de ces trois contraintes, dans cet ordre. Le choix des équipements vient après, et il en découle.

Grossiste en marée, atelier de découpe, transporteur sous température dirigée : ces métiers ne demandent pas la même chose à leurs images. Le point par filière précise ce que chacun doit pouvoir démontrer.

Détecter, reconnaître, identifier : trois besoins, trois cadrages

Un projet commence par dire, zone par zone, ce que l’image doit permettre de faire. Constater qu’une personne est présente sur un quai n’exige pas le même cadrage que reconnaître un intervenant connu, ni qu’identifier un inconnu. Plus le besoin monte, plus le champ se resserre, et plus il faut de caméras pour couvrir la même surface.

Le niveau de détail commande le nombre de points de vue

Trois niveaux d’exigence sur l’image et leurs conséquences pratiques sur un site de marché de gros. Aucune recommandation générale : le niveau se choisit zone par zone.
BesoinCe que l’image doit montrerConséquence sur l’implantation
DétecterUne présence, un mouvement, une porte ouverteVue large, peu de caméras, hauteur importante possible
ReconnaîtreDistinguer un intervenant habituel d’un inconnuChamp resserré aux points de passage obligés
IdentifierDécrire une personne inconnue de façon utilisableCaméra dédiée à hauteur de visage sur un passage unique

La répartition à viser sur un site de ce type découle directement du tableau : détection en vue large sur les volumes, reconnaissance sur les allées de circulation, et une seule caméra d’identification par point de passage obligé : la porte piétonne, l’accès au bureau, l’entrée du local à valeur. Vouloir identifier partout produit un système coûteux dont personne n’exploite les images.

La vidéo ne fait qu’une partie du travail. Elle documente ce qui s’est passé ; elle n’empêche ni n’alerte. Sur ces sites, elle se complète d’une alarme intrusion armée par zone une fois la vente terminée et, sur les locaux à valeur, d’un contrôle d’accès nominatif qui laisse une trace exportable, la seule à pouvoir être opposée à un acheteur ou à un transporteur.

La nuit change ensuite les règles. Sous éclairage artificiel de quai, les contrastes sont violents : une zone éclairée jouxte une zone noire, et les phares des véhicules saturent le capteur. Le travail utile porte sur la position de la caméra par rapport aux sources lumineuses, sur l’exposition, et parfois sur l’ajout d’un éclairage dédié, blanc plutôt qu’infrarouge lorsqu’il faut distinguer des couleurs sur des emballages ou des vêtements.

Le froid et le lavage abîment les équipements plus vite qu’annoncé

C’est la part du projet la plus spécifique à ce secteur, et celle qui décide de la durée de vie de l’installation.

  • Condensation aux ouvertures de porte. Ce n’est pas le froid continu qui détériore une caméra en zone réfrigérée, c’est l’alternance : à chaque ouverture, l’air humide se condense sur l’optique et à l’intérieur du boîtier. Le choix se porte sur des matériels prévus pour la plage de température réelle, et sur une implantation qui évite le flux d’air direct de la porte.
  • Alimentation et connectique hors zone froide. Chaque fois que le local le permet, les raccordements sortent du local réfrigéré : c’est là que se produisent les corrosions.
  • Trajectoire de lavage. Les quais et zones de préparation sont nettoyés au jet. Aucun indice de protection ne remplace une implantation hors trajectoire : hauteur, orientation, coffrets déportés.
  • Nettoyage des optiques. Dans un environnement humide et gras, une optique se voile en quelques semaines. La périodicité de nettoyage se définit à la mise en service, sans quoi la qualité d’image mesurée à la réception ne veut rien dire.
  • Masquage par les véhicules. Un ensemble routier à quai occulte totalement une vue latérale. Les points de vue se choisissent pour rester utiles pendant le stationnement, pas seulement quand la place est libre.

Faire venir un technicien aux heures où le site travaille

Filmer sur un site clos, mais ouvert à des acheteurs

À l’intérieur d’un local privatif (réserve, chambre froide, atelier, bureau) le RGPD s’applique seul : finalité déterminée, minimisation, durée de conservation limitée, information des personnes, inscription au registre. Dès qu’un champ couvre une allée de circulation commune, une aire ouverte aux acheteurs ou une voie de circulation, le dispositif relève des articles L. 251-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, avec autorisation du préfet du Val-de-Marne par formulaire Cerfa n° 13806 ou par le téléservice dédié. Le département d’implantation décide de la préfecture saisie : une entreprise dont les sites sont répartis sur la région dépose autant de dossiers, un point détaillé sur notre page la pose de vidéosurveillance dans un bâtiment francilien.

La durée de conservation mérite d’être traitée à part sur ce secteur : une activité continue produit un volume considérable. Lorsqu’une autorisation préfectorale fixe la durée, celle-ci ne peut excéder un mois. La CNIL rappelle par ailleurs que la capacité technique de stockage ne justifie pas à elle seule la durée retenue : ce n’est pas parce qu’un enregistreur peut conserver trente jours qu’il doit le faire.

Enfin, sur les zones de travail : les caméras peuvent couvrir les entrées et sorties, les voies de circulation et les zones de stockage de marchandises ou de biens de valeur, mais pas les postes de travail individuels ni les espaces de pause, et un dispositif ne peut pas avoir pour finalité la surveillance continue de l’activité des salariés. Sur un carreau où l’on vend, cette limite se traduit très concrètement dans le choix des angles.

Un exemple d’architecture pour un site sous température dirigée

Le schéma ci-dessous illustre une logique de conception pour un local sous température dirigée. Aucune installation réalisée n’est décrite ici.

  • Ligne de quais : une caméra par groupe de portes en vue de détection, plus une caméra d’identification sur le passage piéton du quai.
  • Entrée véhicules : point de vue conservant l’aire de manœuvre visible pendant le stationnement d’un ensemble routier.
  • Zone réfrigérée : matériel adapté à la plage de température, hors flux d’air de porte, raccordements déportés.
  • Poste de règlement : champ limité au plan de travail où sont manipulées les valeurs, sans captation du poste de l’opérateur.
  • Enregistrement : équipement placé hors des zones humides et hors du local le plus exposé, durées paramétrées selon la décision du responsable de traitement, mots de passe d’usine modifiés et documentés.
  • Réception : contrôle des images de nuit, en conditions réelles d’exploitation, et non en journée sur un site à l’arrêt.

Questions fréquentes sur la vidéo en environnement froid et nocturne

Faut-il de l’infrarouge ou un éclairage blanc sur les quais ?

Cela dépend du niveau de détail attendu. L’infrarouge donne une image en niveaux de gris : suffisant pour détecter une présence, insuffisant dès qu’il faut décrire une couleur d’emballage, de vêtement ou de véhicule. Sur les points où l’on veut identifier, un éclairage blanc, même modeste, apporte davantage qu’un capteur plus performant.

Combien de temps peut-on conserver les images ?

Le moins longtemps possible au regard de la finalité, et jamais plus d’un mois lorsque la durée est fixée par une autorisation préfectorale. La capacité de stockage disponible ne justifie pas à elle seule la durée retenue. La décision appartient au responsable de traitement ; nous paramétrons ce qu’il a décidé et nous le documentons.

Une caméra tient-elle en chambre froide négative ?

Des matériels existent pour ces plages de température, mais le point critique reste la condensation au moment des ouvertures. L’implantation compte autant que la spécification : éviter le flux d’air direct de la porte, sortir les raccordements de la zone froide, et prévoir le nettoyage périodique de l’optique.

Peut-on filmer les allées de vente du marché ?

Dès qu’un champ couvre une allée commune ou une aire accessible aux acheteurs, le système relève de l’autorisation préfectorale et non du seul RGPD. Nous qualifions chaque zone avant de dessiner les champs, et nous préparons les pièces techniques du dossier ; le dépôt et la décision appartiennent à l’exploitant et à la préfecture du Val-de-Marne.

Comment vérifier que l’installation est réellement exploitable ?

En faisant la recette de nuit, pendant l’activité, et non en journée sur un site vide. C’est le seul moment où l’on voit les vrais contrastes, les phares, les manœuvres et les masquages. Une réception faite dans de bonnes conditions ne dit rien du résultat obtenu à l’heure où le système servira.

Une prestation, pas une présence sur le site

Secureo n’occupe aucun local sur le marché ni dans la zone d’activité. L’unique établissement de la société est à Montreuil. L’accès au site pour nos interventions relève du règlement du gestionnaire et se prépare avec vous.

Pour faire relever votre site, appelez le 01 48 45 17 71. Du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30. Fermé samedi et dimanche.